Présents :

– Dr NEYS – Centre Anti poison

– PH Biologie

– Dr Wizorek – Medecine du sport

– Assistant – Medecine du sport

– Mme PARENT / Mme YESSAD / Mme PILLIER – DIRAM

– Dr PEGORRARO – Urgences

– PH SMUR

– PH HEMATO

– PU Chir viscerale

– PH Réanimation

– Pr KIPNIS

– Représentants SIL : Hugo DUPREZ / Hubert DROMAS / Olivier PHILIP

La DIRAM nous a fourni un tableur reprenant, en date du 22/11, le nombre de gardes par

mois réalisées aux urgences pour chaque interne selon sa spécialité. Le nombre de gardes

total (quelle que soit la ligne concernée) exercées par mois pour chaque interne selon sa

spécialité était aussi renseigné. Ci-joint le document transmis en annexe 1. Après analyse,

nous concluons :

• Concernant les gardes aux urgences, en excluant la cardiologie – qui bénéficie d’un

régime particulier – et les urgentistes, il existe une disparité entre les spécialités

médicales de 0,5 gardes/mois à 1,1 gardes/mois, soit un delta de 0.6 gardes/mois

correspondant à une différence de 3,6 gardes par semestre. Ceci démontre

l’inégalité de répartition via Lifen en l’état actuel.

• Concernant plus spécifiquement les internes présents aux urgences, le nombre de

garde moyen par mois aux urgences adultes est de 1,3, soit 7,8 gardes par semestre

aux urgences.

• Concernant le nombre total de gardes exercées (quelle que soit la ligne de garde), en

excluant les spécialités ne réalisant que des gardes aux urgences (Anapath, Santé

Publique, Allergologie, Medecine du travail…), la disparité oscille entre 1,3 gardes par

mois et 3,2 par mois soit un delta de 1,9 par mois soit une différence de 11,4

gardes par semestre.

Nous voyons aussi qu’en ce qui concerne les spécialités « riches » en internes, celles-ci sont

finalement un peu près logées à la même enseigne. Les spécialités exerçant moins de gardes

sont aussi celles qui ont le moins d’internes. Si la différence observée était corrigée, cela

aurait donc de toute façon peu de conséquences sur le résultat final du nombre de

gardes par internes. En revanche, un constat est indiscutable : une répartition équitable

du nombre de gardes sur un semestre est possible et souhaitable entre internes.

Grâce à la réunion faite en amont regroupant 15 référents, nous avons pu ensuite développer

nos propositions avec une légitimité indiscutable. Nous avons signifié cet élément important

avant de faire nos propositions pour faire taire un éventuel procès d’illégitimité (qui semblait

éclore).1.Proposition : établir un comité de pilotage composé d’internes + faire 2 lifens –

ACCEPTEE

Avec le soutien des urgentistes, la proposition de réaliser une répartition sur Lifen

avec 2 plannings (Joker d’un côté et gardes de l’autre) est acceptée. L’idée d’un comité

de pilotage d’internes référents sous l’autorité de la CCA des urgences, dès la

prochaine répartition du mois de mai est acceptée.

Il se pose ensuite la question de la faisabilité. Nous avons besoin en amont de la liste des

internes qui seront sur la liste de garde. Celle-ci est systématiquement communiquée très

tardivement. Madame YESSAD explique que c’est dû à l’ARS qui fournit des documents

erronés et partiels, ce qui rallonge les délais.

Après une longue discussion avec la DIRAM, il leur semble impossible de nous fournir une

liste des internes mi-avril ou mi-octobre.

Nous avons proposé à Madame YESSAD de contacter les chefs de service dès la 2e semaine

d’avril (ou d’octobre) pour leur demander la liste des internes à venir. Ceux-ci pourront lui

communiquer soit d’eux-mêmes soit via leurs référents. Cela nous semble être la seule

solution pour s’émanciper de l’ARS. Le LIFEN pourrait donc être lancé en amont et ensuite

vérifié par le comité de pilotage.

2. Proposition : mobiliser les médecins généralistes des urgences pédiatriques et

de gynécologie – REFUSEE

Cette proposition, après là aussi de longues discussions, a été refusée.

• Impossibilité a priori d’affecter en garde aux urgences les médecins généralistes

dans des stages avec moins de garde car leur nombre est en diminution et il

faut protéger ces postes car il y a un risque qu’ils ne soient pas pourvus. Le

discours est assumé : les médecins généralistes ont cette force de frappe, et cette

capacité à faire pression que nous n’avons pas. Il a été proposé de réunir

l’ensemble des référents pour revoir l’ensemble des affectations sur chaque

ligne de garde et apporter une solution lors d’une future COPS qui validera le

nouveau plan. Cette proposition semble utopique et irréalisable en pratique

en l’état. Voir tableau annexe 2

• Point sur la quotité de chaque spécialité non abordé au vu de la durée des

discussions sur les autres points (internes USIC et internes des urgences) et des

prédispositions peu engageantes des membres de la COPS.

3. Jokers : supprimer la ligne ou rémunérer une astreinte – SUSPENDUE

Les membres reconnaissent l’efficacité partielle des jokers et l’absence de légalité de ce

système. Les membres insistent sur le fait que la ligne des urgences adultes est la seule qui

pose problème. Dans les étages, les internes s’arrangent toujours.

Nous expliquons que cette liste de gardes est très impersonnelle. Les membres ne

comprennent pas pourquoi les internes ne s’y sentent pas engagés contrairement à leurs listes

de garde dans leurs services. Ceci laisse ensuite place à un discours nostalgique de leurs

vécus pendant leur internat, en somme « c’était mieux avant ».

Nous ne rebondissons pas – car ne jugeons pas que cela apportera quoi que ce soit au débat

– et nous abordons la solution de l’astreinte remunérée. Immédiatement, c’est une levée

de boucliers de leur part. Ils expliquent qu’une astreinte = payer une compétence. Cela

ne peut s’appliquer dans ce cadre selon eux.

Certains membres de la COPS évoquent le fait que l’interne ne réalisant pas sa garde est

responsable de trouver un remplaçant, comme cela se fait dans les spécialités. Ils proposent

dès lors que les internes “référents” soient responsables de trouver un remplaçant : refuscatégorique de notre part. Nous rappelons que nous sommes déjà bien aimables de proposer

du palier, sans aucune rémunération, les défauts de l’administration pour essayer d’améliorer

la situation actuelle. La délégation des tâches a ses limites.

Un membre évoque la réquisition des internes. Certains membres coupent vite court à la

discussion sachant qu’elle sera notre réponse. Nous rappelons que l’assignation / la

réquisition n’existe pas pour les internes. Nous rappelons, qu’en effet, ils sont tout à fait

libres de réquisitionner un PH en cas d’absence impromptue d’un interne. C’est ce que prévoit

la loi !

La discussion se termine par une proposition des membres de créer des « blocs d’internes »

répartis par spécialité et responsables de reprendre une garde aux urgences en cas d’absence

d’un interne de leur bloc. Par exemple, si un interne de neurologie ne réalise pas sa garde aux

urgences et ne trouve pas quelqu’un pour le remplacer, la DIRAM contacte les internes de

Salengro (neurologie / rhumatologie) pour que l’un d’eux reprenne la garde. Charge à eux

après de se rééquilibrer les gardes aux urgences. Nous ne réagissons pas car cela ne nous

semble pas être une bonne idée.

En résumé, la ligne de JOKER n’est pas supprimée, bien que les membres

reconnaissent qu’un joker appelé est légalement libre de ne pas se rendre à la garde, et

aucune autre solution n’est proposée. L’astreinte rémunérée est une option refusée. En

l’état, libre à chaque interne de continuer à décider de prendre ou non la garde car on

fait appel à lui.

4.Chambre D : consensus sur l’inacceptabilité de cette situation scandaleuse

Nous rappelons la situation de la chambre D et la loi à ce sujet.

Les membres semblent apprendre l’existence d’une telle situation hormis la DIRAM et le Dr

PEGORRARO. Les membres reconnaissent unanimement que cette situation est

inadmissible et illégale.

Ils nous signalent que cette situation est en dehors de leurs compétences mais qu’il existe

une commission dédiée pour porter ce sujet. Ils nous confient les coordonnées du Dr

SALAMBIER, médecin du travail, qui pourrait nous aider dans nos démarches.

Nous rappelons que ce sujet est sur la table depuis au moins 2 ans. Nous rappelons que cela

fait plus d’un an qu’une vidéo (prise par Kaelig WATEL) a dénoncé ces conditions, jusque

dans la presse locale.

Nous signifions que nous attendons une réponse rapide et forte. Si ce n’est pas le cas, les

internes en zone D ne prendront plus de garde en avril 2024. Les membres de la

commission ont bien noté ce risque. « Pas de WC, pas d’internes en D ».

Nous en profitons pour porter la voix des externes qui dorment dans un dortoir

mixte en dehors de toute légalité.

Un mail a été rédigé au Dr SALAMBIER pour initier des discussions que nous

espérerons constructives. La réaction doit être rapide et forte !

5. Séniorisation hétérogène : reconnaissance de cette situation.

Nous rappelons que la séniorisation est hétérogène. Si elle est globalement satisfaisante,

certains chefs se démarquent par une séniorisation défaillante mettant en difficulté les internes

et notamment les plus jeunes. Nous rappelons que le chef est supposé voir plus de patients

que son interne, qu’il doit exercer son métier dans sa zone en dehors du temps pris pour le

repas et du moment où il va se coucher.

Les membres reconnaissent que cela doit être un lieu de formation. Ils nous demandent s’il

s’agit « d’un chef » ou de « plusieurs chefs ». Nous comprenons l’allusion et nous signifions

que ce n’est pas un cas isolé. Le Dr PEGORRARO, chef de service des urgences, va faireun rappel aux urgentistes par mail. Nous nous engageons à donner les noms des

séniors à la prochaine COPS si aucun changement n’est constaté.

6.Participation aux gardes pour la médecine du sport / CCA et assistants / zone

C urgences adultes :

– Réglement intérieur avec assistant médecine du sport possiblement inclus – Discussion

car assistant médecine du sport bachelo n’a jamais fait de gardes aux urgences avec

première demande ce semestre.

– Remarque des SMURISTES que les MPR ne savent pas en général gérer les

situations urgentes, et qu’il faut faire des gardes aux urgences pour apprendre

– Remarque HEMATO que pour la continuité des soins, il faut faire des gardes pour les CCA

(“j’ai fait 4 ans lorsque j’ai été CCA…”)

– Remarque MPR qu’ils font très peu de gardes, ne se sentent pas formés dans ces situations

avec des difficultés.

– Remarque MPR qu’ils risquent de ne pas pouvoir recruter si présence de gardes aux

urgences sur ce poste.

==> Pour la durée du poste actuel (2 ans) : Majorité contre la participation des gardes

aux urgences en zone C

==> Pour le poste assistant médecine du sport à l’avenir : Unanimité (sauf nous + les MPR)

pour la participation des gardes aux urgences en zone C.