Médecine nucléaire (4 ans)

Association Nationale des Assistants et Internes de Médecine Nucléaire (ANAIMeN)

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C’est d’abord une spécialité d’imagerie innovante qui consiste à visualiser une pathologie ou le fonctionnement d’un organe grâce à l’administration d’un radiotraceur. Ceci en fait la richesse de la discipline puisqu’il existe une multitude de traceurs disponibles, avec des champs d’application divers: pédiatrie, démences, cardiologie, cancérologie… Souvent assimilée à une spécialité purement technique, elle offre en réalité un contact permanent avec le patient et les cliniciens :

• Examen clinique et interrogatoire minutieux du patient (explorations ostéoarticulaires en scintigraphie osseuse, épreuves d’effort sous contrôle cardiologique & scintigraphie myocardique…)

• Rôle primordial en RCP : diagnostic initial, suspicion de récidive, évaluation thérapeutique.

• Avis consultatif sur des impasses cliniques : fièvre sans point d’appel, AEG et bilan négatif, suspicion d’endocardite…

La médecine nucléaire vit actuellement un développement considérable et son avenir est prometteur. De nouvelles technologies de détection voient le jour et permettent une imagerie encore plus précise et avec une dosimétrie réduite. La prescription d’examens connaît une croissance constante, principale- ment en TEP, du fait d’une meilleure connaissance des cliniciens ainsi qu’un développement des indications avec notamment une place grandissante en médecine interne et maladie infectieuse. De nombreux traceurs viennent enrichir notre activité dans un futur proche, sans oublier le versant thérapeutique avec l’utilisation de molécules radio marquées pour la destruction spécifique de cellules cancéreuses. C’est le cas actuellement pour les néoplasies prostatiques ainsi que les TNE, avec des traceurs diagnostiques et thérapeutiques apportant d’excellents résultats.

Dans le secteur public, l’accès à la recherche et l’enseignement est largement encouragé. L’accès au secteur privé et aux centres de lutte contre le cancer est également facilité. Enfin, nous avons la chance de bénéficier d’une formation théorique nationale, dispensée à l’INSTN (Paris). Par la suite, des modules optionnels permettent à chacun de se spécialiser selon ses préférences (Neurologie, Cardiologie, Traitement d’image, IRM…). C’est également l’occasion de passer 10 semaines réparties sur 2 ans avec vos co-internes dans une ambiance conviviale afin de nouer des relations riches et utiles pour toute votre carrière.

Maquette
Durée totale : 8 semestres
≥ 3 avec encadrement universitaire ≥ 2 sans encadrement universitaire
Socle : 2 semestres
1 stage dans la spécialité 1 stage de préférence en médecine interne et immunologie clinique ou en médecine cardio-vasculaire ou en endocrinologie-diabétologie-nutrition ou en oncologie (médicale, radiothérapie, ou hémato-oncologie) ou en neurologie
Approfondissement : 4 semestres
2 stages dans la spécialité 2 stages de deux spécialités différentes de préférence en radiologie-imagerie médicale ou en médecine cardio-vasculaire ou en endocrinologie-diabétologie- nutrition ou en oncologie (médicale, radiothérapie, ou hémato-oncologie) ou en neurologie
Consolidation : 1 an
• 1 stage d’1 an ou 2 stages d’un semestre dans la spécialité de façon classique ou couplée
Option : néant
FST : néant